Les freins au dépistage du VIH en consultation de Médecine Générale : une étude multicentrique auprès des internes en dernière année de DES de Médecine Générale, hors Ile-de-France / Marc Bellaigue ; [sous la direction de] Philippe Hemono

PPN : 243631804Main Author : Bellaigue, Marc (1991-....) Coauthor : Hemono, PhilippeCoauthor : Université de Rennes 1Coauthor : Université Bretagne LoirePublication : 2019National number thesis : 2019REN1M221 (thèse d'exercice)Thesis note : Thèse d'exercice : Médecine : Rennes 1 : 2019Reproduction as : Les freins au dépistage du VIH en consultation de Médecine GénéraleSubject - Topical Name : Infections à VIH -- Dépistage | Consultation médicale | Médecine générale | Résidents (médecine) -- Enquêtes | Infections à VIH -- prévention et contrôle -- Dissertation universitaire | Consultation médicale -- Dissertation universitaire | Étudiant médecine -- statistiques et données numériques -- Dissertation universitaire | Médecine générale -- Dissertation universitaire Subject : Thèses et écrits académiques Online access : https://ged.univ-rennes1.fr/nuxeo/site/esupversions/14b67bee-01b4-4f03-b580-48e578357f15. Accès en ligne. Document type : Thèse ou mémoire
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Thèse soutenue à Rennes 1 sous le sceau de l'Université Bretagne Loire

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Bibliographie p. 130-135 ( 85 réf.)

Thèse d'exercice Médecine Rennes 1 2019

Introduction : En France, 170 000 personnes vivent avec le VIH, dont 30 000 qui ignorent leur séropositivité et seraient à l'origine de 60% des contaminations. Ce chiffre ne diminue pas, et ce malgré les 5,6 millions de sérologies réalisées chaque année. Il existe donc un « noyau dur » de la population qui semble échapper au dépistage, alors que les données épidémiologiques récentes montrent que les personnes diagnostiquées VIH + utilisent le système de santé et sont bien souvent victimes d' « occasions manquées » de dépistage. Plusieurs travaux de thèses qualitatifs ont identifié les freins au dépistage du VIH en consultation de Médecine Générale ressentis par les médecins généralistes, et un travail quantitatif récent de 2017 a testé ces freins sur les internes en dernière année de Diplôme d'Etudes Spécialisées (DES) de Médecine Générale, en Ile-de-France. Objectif : Etudier les freins au dépistage du VIH en consultation de Médecine Générale ressentis par les internes en dernière année de DES de Médecine Générale, mais hors Ile-de-France, là où la prévalence du VIH est plus faible, afin de comprendre pourquoi il existe tant d' « occasions manquées » au dépistage et d'élaborer des stratégies pour contourner ces freins. Méthodes : Etude épidémiologique descriptive quantitative multicentrique par auto-questionnaire en ligne diffusé de Mars à Octobre 2019 auprès des étudiants en dernière année de DES de Médecine Générale de 8 facultés de médecine de France métropolitaine (Caen, Toulouse, Besançon, Rennes, Angers, Lille, Brest et Rouen), ayant obligatoirement effectué leur stage praticien de niveau 1 (ou en cours). Résultats : 148 questionnaires complets ont été retournés et cinq freins « majeurs » ont été identifiés par les internes répondeurs : l'absence de lien avec la consultation (80% de « toujours » + « souvent »), la présence d'un tiers lors de la consultation (68%), l'absence de risque perçu par le patient (56%), les difficultés à aborder la sexualité en consultation (54%) et l'absence de risque perçu par le praticien (51%). Les freins moyens de notre étude (% de « toujours » + « souvent » < 40%) étaient l'appréhension de la réaction du patient (35%) et la peur du résultat positif (28%). Conclusion : Les principaux freins au dépistage du VIH en Médecine Générale éprouvés par les internes montrent donc un manque d'intégration de la prévention dans leur pratique quotidienne, un défaut d'application des recommandations en vigueur en matière de dépistage, des difficultés dans l'identification des sujets à risque et dans l'abord de certains sujets « sensibles » et dans la gestion de leur consultation ainsi que des carences dans leur formation universitaire. Pour dépasser ces freins, la création d'une consultation de Médecine Générale dédiée à la prévention et intégrant une proposition systématique de dépistage du VIH, mais aussi le renforcement de la formation de l'interne semblent être de bonnes pistes.

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